Cl@ire, auteur, journaliste et metteur en scène a fait des études d’Architecture aux Beaux arts UPA7, au Conservatoire national du cirque et du mime, à la Sorbonne nouvelle, à l’institut de céramique française et à l’école Duperré.

Foraine dans les fêtes votives du Lot, circassienne en France et en Italie,

 ( cirque des femmes: les Trafalmadors) 

 


 


Elle a travaillé dans l’édition ( J'ai lu), et monté une compagnie de théâtre :« WaïtoukeY2K », adaptant ses textes à la scène dans des espaces intermédiaires.

Comme toi m'aime : Pièce pour deux personnages représentée sous le tunnel de la flèche d'or à Paris 20 ème.

Etre noire: Paris, Avignon, tournée Guadeloupe Martinique, Togo.



 

 

 

 Cl@ire, author,journalist, director , studied architecture at the UPA7 Fine Arts School, the National Conservatory of Circus and Mime, 

the Sorbonne Nouvelle, the French Ceramics Institute, and the Duperré School.

 

A fairground worker at the Lot votive festivals, a circus performer in France and Italy (the Trafalmadors women's circus)

 

 

 

 

She worked in a publishing house and founded a theater company, "WaïtoukeY2K," adapting her texts for the stage in intermediary spaces.

 

Comme toi m'aime: A play for two characters performed under the Golden Arrow tunnel in Paris's 20th arrondissement.

 

Being Black: Paris, Avignon, Guadeloupe, Martinique, and Togo tour

 

http://waitouke.free.fr

 

 

 

 

 

De 2007 à 2011 en Inde

Organisation d'un concert réunissant à Neelassandra dans le plus grand bidonville de Bangalore, 1300 personnes de toutes origines et classes sociales.l'approche des administrations étrangères, voirie,  police, travail avec des populations défavorisées, faisant se connecter Alliance francaise, Bangalore school of musique, Canadian international school, Goeuthe Institute

 

A L’Alliance Française de Bangalore, création d'un Wish, performance à partir d''interviews sur le désir, un travail sur la voix, l'espace, la diversité, la simultanéité.

 

Eat like the french: Adaptation pour le théâtre  en Anglais  de« Physiologie du gout » de Brillât Savarin, piece de théâtre suivie d'un repas francais. Jouée au théâtre Ranga Shankara et dans les grands hotels .

 

https://eat-like-the-french.jimdosite.com/

 

Cheffe à Bangalore (French Quarter bistrot) et New Delhi,(Cheri restaurant) formation des cuisiniers Indiens à la gastronomie française, et création d'une entreprise de confitures, recherches culinaires sur les légumes et les fruits oubliés.

 

Rentrée en France, elle a restauré sa maison de ses mains, et publié un roman sentimental et exotique commandé par les éditions "J’ai lu." Partie écrire et photographier la jungle de Calais, la Zad de notre dame des landes et Nuit debout, elle pratique le nomadisme digital, collabore avec une radio locale avec des chroniques bimensuelles.. Entre 2018 et 2025 Claire collabore à différents journaux culturels sur le net: Le Bruit du Off tribune, Le Bruit de Bruxelles, Inferno magazine en tant que chroniqueuse culture, ( danse et opéra).

Clairesukhicuisine, salle d’exposition est un support pour les projets de Claire.

La structure y a organisé 3 expositions de photographies, une sur la Jungle de Calais et nuit debout.

La deuxième nommée; réalité augmentée.

La troisième sur l’occupation des théâtres en France en mars avril 2021.

        

         

 

From 2007 to 2011 in India

Organization of a concert bringing  together 1,300 people of all backgrounds and social classes in Neelassandra, the largest slum in Bangalore.

The approach of foreign administrations, road maintenance, police, and work with disadvantaged populations, connecting the Alliance Française, the Bangalore School of Music, the Canadian International School, and the Goeuthe Institute.

 

At the Alliance Française in Bangalore, creation of a Wish, a performance based on interviews on desire, a work on voice, space, diversity, and simultaneity.

Eat like the French: Adaptation for the English theater of "Physiology of Taste" by Brillât Savarin, a play followed by a French meal. Performed at the Ranga Shankara Theater and in major hotels

 

https://eat-like-the-french.jimdosite.com/

 

A chef in Bangalore (French Quarter bistro) and New Delhi (Cheri restaurant), she trained Indian chefs in French gastronomy and created a jam company, conducting culinary research on forgotten fruits and vegetables.

Returning to France, she restored her house by hand and published a sentimental and exotic novel commissioned by J’ai lu. She left to write and photograph the Calais jungle, the Zad of Notre Dame des Landes, and Nuit Debout. She practices digital nomadism and collaborates with a local radio station with bi-monthly . Between 2018 and 2025, Claire was publishing chroniks on différents News papers on the net: le Bruit du off tribune, le Bruit de Bruxelles, inferno magazine.

 

 

 

Clairesukhicuisine, an exhibition space, is a platform for Claire's projects.

 

The organization has organized three photography exhibitions there:

 

“Calais jungle and nuit debout” "Augmented Reality" and "No Culture, No Future."

 

 


 


Cahors Mundi, le premier festival pour la paix a lieu ce week end dans une ville nichée dans une boucle du lot, celebre pour son Pont Valentré, ses cabecous, ses truffes et son vin avec lequel on fait chabrot depuis cinq générations. Les Cadurciens sont des bons vivant donc vanneurs et irréductibles, en 1949, La guerre et les visions d’Hiroshima, y ayant laissé une terrible empreinte, les Cadurciens,  leurs amis et poètes, décidèrent que jamais plus telles horreurs n’auraient lieu: ils lancèrent au monde un appel à la solidarité des peuples, a l’ONU.  A Cahors , plus de 3000 personnes assistent à un meeting  de soutien le long des allées Fenelon, et le Lot se déclare territoire mondial. Et en juin 1950 la route sans frontières est inaugurée, New York, Milan via Figeac, et la ville de Cahors adopte la charte de la mondialisation. 
Mais cette utopie est stoppée net par la guerre de Corée. En souvenir de ces instants glorieux et au regard de la conjoncture, 75 ans plus tard, émerge  a Cahors porte par l’équipe municipale dont Bernard Delpech, et les survivants de Cahors Mundi,  le premier festival pour la paix . On pourra y trouver les guerrières de la paix, des universitaires et activistes et des artistes, réunis pour parler  tous ensembles, entre films performances et conférences, des conditions des guerres et des facteurs de paix. Et si la paix mondiale venait de cette petite ville médiévale lovee en bas des pentes des  causses, non pas des puissants mais des gens du peuple et des poètes réunis sur un territoire presque aussi perdu que le trou du cul du monde?



La Cause

La Cause.
L’année dernière j’étais au Maroc, à la frontière sud est  avec l’Algerie,  cernée par les antennes 5g , au départ du désert, dans un paysage peuplée de maison en terre hautes comme des baobabs.
J’ai rencontré le directeur de la coopérative d’Artisan D’Amzerou, qui comme à Ouarzazate, maintenait en état la synagogue en l’absence  des juifs partis vivre en Israël , synagogue maintenant transformée en coopérative et musée, située toute proche de la mosquée.
Quand je lui posais des questions sur Gaza, sa réponse fusa: Oh c’est politique.! 
Il avait forcément raison.
Gaza et Israël sont comme deux forces tirant sur la même corde à chaque extrémité et dont les forces vives sont comme fouettées d’un côté par des chacals en turban, de l’autre par des hyènes en kippa. 
Qu’est ce que cette lutte ? 
Contrairement peux t’on vouloir une terre au point de sacrifier un peuple entier ou même de le faire sacrifier.?
L’acharnement  des jeunes israéliens à empêcher les camions de ravitaillement à entrer dans Gaza, et les gamins de l’autre côté de la frontière qui depuis toujours disent vouloir être martyrs. Mais le veulent ils toujours.? 
On ne peut que se poser la question, qui les a rendu comme ça ? , 
l’homme l’espèce humaine est elle naturellement prédatrice à ce point? 
 Et ce paysage de Gaza dévasté a des kilomètres à la ronde de béton haché menu pulvérisé: qui va aller vivre la sur ces morts à la place de ces morts? Mais si , croyez le, il y a des gens qui font leurs valises pour partir habiter à Gaza. Mais qu’est ce qu’elle a cette terre qui n’est maintenant plus que des crânes, des dents des os et du béton. 
Est elle en or massif?
Qu’est-ce qu’on leur a mis dans le crâne à ces gens.
Quel discours leur a t’on distillé heure après heure jours après jours , année après années.?
Depuis le début je n’arrive pas à croire à cette histoire de terre.
Tous les gens qui manifestent pour Gaza ont bien sur raison de le faire, mais croyez moi, ce n’est plus pour la cause Palestinienne qui faut manifester maintenant, il faut manifester pour tous les non respects du droit international,  guerre ou pas guerre, il faut manifester pour que les inculpés soient traînés devant  la justice, arrêtés ou qu’ils se trouvent et jugés, et condamnés, il faut manifester pour que ces gens qui poussent la technologie à ce point si meurtrier et destructeur, ne puissent plus jamais le faire dans aucune partie du monde, car ce que nous voyons et laissons faire en ce moment est au delà de toute cause, une honte pour ce que nous sommes devenus, nous , l’humanité. 
Si nous ne pouvons nous affranchir de la barbarie a quoi bon la technologie? 
Si nous ne pouvons être capables de paix,  mais restons en a la hache de pierre, ça sera moins meurtrier. 
Alors on peut virer nos keffiehs, nos kippas , raser nos anglaises, et brûler nos crucifix, nous démaquiller, appeler les voisins, les copains, et la, manifester pour le genre humain. Nom d’un chien.
Et par ma même occasion co me ntre le retour d'un fachisme rampant qui nous menace d'outre Atlantique autant qu'à à l'est.
Parce qu'il s'est , lui aussi, ce fachisme, invité dans cette désespérante histoire.
A l’Archipel de Fouesnant , CELEBRATION BRETONNE DE L'ARRIVEE DU PRINTEMPS
Hier soir, 20 Mars, ce sont deux duos, LUDU DU et l’ABRASIVE qui se sont entremêlés sur la scène de l’Archipel de Fouesnant .
 Pour préserver un espace intimiste trois gradins avaient été posés là,  laissant un petit morceau d’arrière scène aux musiciens, à la contrebasse et au violon. Alors qu’au centre de l’espace ainsi construit, étaient disposés sur deux tapis, des accessoires, toutes sortes d’objets hétéroclites produisant du son, fabriqués avec des morceaux de bois et des racines, des morceaux de fer, des coquillages, des drôles de flûtes, des instruments à cordes inconnus, des clochettes, et mêmes des talkies walkies. 
Ce qui donnait à l’ensemble un petit air de marché aux puces, ou sont vendus, pour un sous, les trésors des gens. 
Car ici ce dont on parle en musique, ce sont les gens, ceux des deux Bretagnes, la basse et la haute, à l’intérieur des terres. Cette terre bretonne dont le printemps jaillit comme du pétrole, d’un seul coup, inondant la terres de pousses odorantes, de blé haut, de lierre conquérant les vieux arbres fatigues, de champs de fleurs multiples, et ou les grives dans ce qu’ils reste de haies, pépient répondant aux quelques mouettes qui couinent et aux corbeaux qui croassent. Dès les trois premières minutes du concert, nous étions dans le chemin qui mène à la ferme, accompagnés de toute une ribambelles d’oies, de poules, de vaches, et d’oiseaux et de cris d’au moins deux ou trois fermières. 
La fermière ? En voilà une, sagement assise devant moi sur son tapis, à genoux dans sa jupe à fleurs en coton, son petit gilet un peu trop court au niveau des avants bras, juste ce qu’il faut, et son châle simplement enroulé autour du cou, lorsqu’elle se lève elle a des pantoufles en laine de mouton qu’elle glisse dans ses sabots, pour chanter et danser avec  son compère,  qui porte un joli chignon de brahmane sur la tête au dessus d’une bouille ronde et réjouie. Là, ils sont immobiles, avec les yeux qui brillent un peu. On ne perd rien pour attendre. Les deux musiciens conteurs à l’arrière entonnent un air à la contrebasse et au violon qui se chevauchent, c’est un duo de cordes, les montagnes russes du chant et du son, leurs voix s’entremêlent, dans une belle simultanéité. On enchaîne sur une mélopée chantée sur un petit cube indien qui produit des vibrations en continu. Je ne suis pas tout à fait sûre de la langue qui est chantée, est ce vraiment du Breton ? Ca se pourrait bien mais ce n’est pas très important.

 Ce qui compte ce sont les rythmes, la voix perchée et légère, les sons rauques et mats, l’extrême simplicité et frugalité des chants, la collusion entre les époques : ici le chant rural est traité comme de la musique contemporaine. Les danses de sioux en sabots, les récits aux accents légèrement chantants, les airs et les voix qui pépient, ressuscitent le monde paysan avec les sons simple d’une nature qui renait et foisonne.

 

Les cris, les grincements, les roucoulements, les frappés des pieds sur le sol, sont convoqués, il y a des sorcières dans l’air, des chansons qui racontent la fabrication des potions magiques, des êtres mi femmes mi oiseau, la contrebasse elle même accessoire est triturée comme instrument pour en tirer des sons, de la même manière qu’après avoir tué le cochon, on tire parti de son cadavre sur la table de la cuisine, dans la confection tranquille du boudin, du pâté de tête, et des andouilles. La musique est aussi une nourriture.

Il y a la une reconstitution d’un monde rural imaginé presque sublimé et passé à la moulinette avec beaucoup de sobriété, ou la crécelle , et le sifflement aigu des voix nous parviennent par le truchement du talkie walkie, alors que nous respirons l’odeurs des fleurs séchées répandues et écrasées sur le sol dans un ultime combat. Fin de l’histoire.




Portrait:
Alessandro Monsutti, celui qui est delà où il va.

J’étais donc à Cahors, au premier festival pour la paix. Les tables rondes se succédaient entrecoupées par le beau film des guerrières de la paix et d’émouvantes performances. Dans l’amphi tout d’un coup tranchant avec le ton de la modératrice, une voix percutante s’éleva.

C’était celle d’un grand roux , costaud, à la barbe fleurie: Alessandro Monsutti, un anthropologue de Genève . Il a d’abord dit. “La figure du migrant c’est la figure du politique, la souveraineté des états est fondée sur cette idée du contrôle de l’état Nation, sur le territoire et la population, le principe de non refoulement en droit international fait que le réfugié par sa présence induit une limitation de la souveraineté des états, donc le réfugié est une source ontologique, philosophique, d’anxiété, puisque le réfugié questionne la souveraineté des états et remet en question la vision normative et dominante de la supériorité de l’état nation.C’est ce qui explique pourquoi le réfugié est si présent dans les discours politiques. Les réfugiés ne sont pas si nombreux, en Europe 1M.300 mille réfugiés en 2015 pour 500.M de d’habitants.
 “ C’était un langage clair et explicite qui m’a donné envie de l’interviewer séance tenante.

Alessandro Monsutti, étudie les gens dans le monde entier , d’abord en Afghanistan, en Iran, en Turquie plus au Canada, et même en Australie. Pour parler des migrants et des hommes des frontières, il s’exprime d’une manière presque poétique, alliant les hommes et leur trajectoire, une trajectoire qui les construit et devient leur identité propre.

L’homme devient indissociable du paysage, du parcours dans un lien presque organique. La migration est un flux, un reflux, et aussi une circulation, une respiration.

D’où es tu? Je suis d’où je vais….lui a t’on répondu.

Italien originaire de la frontière Yougoslave , Alessandro est issu d’une troisième génération de migrants, son grand père est parti du nord de l’Italie pour aller travailler dans les fourneaux de briques, son père, ne en Allemagne a
finalement fondé une famille en Suisse, sans jamais perdre le lien avec son village Italien d’origine.

Dans un rapport circulatoire, sans départ définitif. Il est l’exemple d’une migration heureuse qui a enrichi l’homme qui a eu le courage d’aller ailleurs. Les migrations ne sont pas toutes un déchirement , elles sont une nouvelle chance, une ouverture, des rencontres, des échanges. ◦
 Très vite Alessandro a arrêté de se demander d’où il venait exactement et s’est rendu compte que son identité était son parcours, dans une dimension quasi mystique, la vie est une forme d’exil merveilleux dans une vision religieuse de l’existence comme un voyage, ou l’on part de ses origines pour y retourner.
Enfant, il voulait faire de l’histoire, mais plutôt celle des populations marginales, c’est ainsi qu’il est devenu ethnologue. ◦

Ses fréquents voyages à Venise, basé de départ de Marco Polo lui donneront l’envie et le gout de l’Asie, et l’Afghanistan émergera comme lieu privilégié d’une thèse sur les Moudjaedins mineurs, se battant contre l’armée rouge l’été et revenant l’hiver travailler dans les mines de charbon au Pakistan. La boucle était bouclée, lui, petit fils de briquetier, étudiait des mineurs qui avaient eu le même type de parcours que son grand pere, dans une migration circulatoire constante en écho avec son histoire familiale.
 ◦ Donc pendant trente ans il travaille sur les migrants Afghans et les réfugiés, au Pakistan, en Iran, puis il étends sa recherche au monde entier. Italie, Grèce,Turquie, Grande Bretagne, Amérique du nord, Canada. Et de fil en aiguille s’intéresse aux gens qui sont établis sur les frontières, les habitants des frontières, les Borders landers, à cheval sur deux états nations comme les bédouins du Koweït, où les Baloutch. “Pour eux la frontière est une identité positive, la frontière n’est pas une ligne de démarcation, tu n’es pas d’un côté ou de l’autre, tu es du territoire de la frontière.
 Pour eux, c’est une ressource, politique, économique, on peut contrôler les traffics, jouer d’un état contre l’autre, pour eux c’est une identité positive. 

Puis Alessandro s’est intéressé à l’endroit où il avait des liens familiaux, la frontière entre l’Italie et l’ex Yougoslavie: “40% de l’armée Italienne était basée sur un territoire qui correspondait à 3 % de la superficie de l’Italie, dans les villages de 700 habitants il y avait parfois mille soldats avec un sentiment de depossession par l’armée de leur propre territoire,tout en faisant partie intégrante de l’économie du pays. Lorsque l’armée est partie sans aucun plan de remplacement, l’économie de la région s’est effondrée.”

 “Maintenant je continue a travailler avec les réfugiés, je suis toujours un universitaire à écrire des articles très sérieux, qui sont lus par quelques personnes, mais j’ai envie de diversifier mon mode d’expression et j’ai envie de travailler avec des artistes.”
 “Ici à Cahors nous avons réalisés une performance avec des lyceens et des jeunes réfugiés, nous avons fait des ateliers de théâtre et des entretiens.”
 “J’ai commencé très sérieusement à écrire de la poésie et ma dernière performance s’est réalisée en collaboration avec un très bon ami du Frioul, lui voulait faire des œuvres socialement engagées et moi je voulais sortir de ma tour d’ivoire universitaire, nous avons réalisé une exposition qui s’appelle Destini destination, organisée autour de la paume de la main.”
 “Dans la paume de la main on a des lignes, les lignes c’est une métaphore de parcours migratoire, ces lignes sont aussi uniques et reflètent chacun de nous dans sa singularité.” “La paume de la main devient une métaphore de l’unité humaine et de la singularité des individus, dans les parcours rendus possibles par le principe même de l’humanité partagée.” “Donc on a intégré des poèmes, et des interviews de quatre italiens qui étaient partis vivre à l’étranger et de quatre non italiens venus vivre en Italie, un Roumain, un Bolivien, un Pakistanais et un Afghan, plusun italien du sud venu au nord avec des histoires de racisme intra national, et un artiste Tunisien qui ramasse les restes des naufragés sur les plages et qui fait des expositions et des performances pour ré humaniser les gens qui ne sont plus là, c’est un acte militant.”
 “A l’heure actuelle, je travaille toujours avec cet ami qui vient du Frioul, notre dernier projet s’est développé à partir du tremblement de terre dans le Frioul en 1976 à deux reprises la même année. Nous avons voulu récolter le temoignage de gens qui avaient entre quatre et seize ans au moment du tremblement de terre.et qui ont passés leur enfance dans les décombres”. “Nous avons enregistrés des choses terribles mais aussi très rafraîchissantes, qui sont un message d’optimisme avec la vie qui persiste malgre tout. Au delà de la souffrance ils vous parlent de la beauté humaine.”

 “Maintenant ce qui m’intéresse ce n’est pas de faire de l’anthropologie mais de transformer mon savoir d’anthropologue en action citoyenne. “

Ce fut une belle rencontre, Alessandro Monsutti avec cette façon de relier les hommes à la terre dans le même mouvement, même si ils ne font que passer, montre que l’ humanité et la terre ne font qu’un, et que l’homme ou qu’il aille est chez lui, il a contribué à ennoblir l’image du migrant en dévoilant un personnage d’abord riche, des rencontres, des cultures, des paysages traversés et des expériences absorbées . Une contribution forte, sensible et profondément humaniste aux problématiques de notre temps.

 
Forum des femmes pour labb va paix